Veni, vidi, vici

CRITIQUES BD

Veni, vidi, vici

46 avant J.-C. Alors qu’il livre bataille au roi du Pont, César confie à Alix la mission de rechercher des manuscrits dans les bibliothèques et les temples de Samosate pour la future grande bibliothèque qu’il envisage de créer à Rome. Mais les gens s’agitent. Les anciens partisans de Pompée, ligués aux partisans de Pharnace, roi du Pont, ourdissent un complot afin de libérer Samosate de la domination romaine en exterminant tous les membres de la colonie romaine…

Pour les amateurs de BD classiques, chaque nouvelle parution d’un album d’Alix est un petit événement. Pour ses 70 ans, le fringant jeune Gaulois romanisé revient sous le travail d’un nouveau duo d’auteurs. Comme le scénario de David B. qui renoue avec une atmosphère fantastique (l’Ile maudite, la Tiare d’Oribal), Giorgio Albertini, le dessinateur a repris le style utilisé par Jacques Martin dans les années 50/60. C’est également l’occasion de retrouver Arbacès, l’un des plus farouches adversaires du jeune Gaulois.

Première véritable grande BD historique, les aventures d’Alix de Jacques Martin s’adressaient d’abord à de jeunes lecteurs, l’auteur faisait passer à travers elles un regard insolite, curieux et singulier. Ses repreneurs marchent fidèlement dans ses traces comme le montre la date où se déroule le récit. En effet, placer l’histoire en 46 av. J.-C. n’est pas innocent. César, au sommet de sa gloire, vient de réformer le calendrier et cette année exceptionnelle traine en longueur avec ses 447 jours et, au travers des sacrifices rituels, les oracles délivrent des messages contradictoires.

 

Les Aventures d’Alix, tome 37 : Veni, vidi, vici, David B. et Giorgio Albertini. Editions Casterman, 48 pages, 11, 95 euros.

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