Hector le boucher

Le père d’Hector est Normand. Comme les vaches dont il vend la viande… Nestor et Colette, ses parents, sont les bouchers du bourg. Hector est choyé et heureux. C’est lui qui reprendra le commerce plus tard… Mais pour l’instant, il a six ans et une enfance heureuse à vivre… Hélas parfois, le sort s’amuse à jouer des tours. Après la tragique disparition de ses parents, Hector grandit chez ses grands-parents, tiraillé entre un destin tout tracé et son adorable tante Betty, qui défend la cause animale… Après de sérieuses études à l’abattoir local puis un apprentissage chez un artiste du bifteck parisien, il gagne ses galons de MOF (Meilleur Ouvrier de France) et est félicité par le président de la République avant de s’installer à son compte. Une petite boutique traditionnelle mais qui ne sert que de la viande française de qualité exceptionnelle et c’est la gloire, conférences, télé…

Alors qu’on aurait pu réaliser une BD documentaire sèche et ennuyeuse, les auteurs nous présentent un personnage humain avec ses qualités et ses défauts. Malmené par la vie, le jeune Hector ne recule devant rien pour réaliser son rêve. Mélange d’humour et de réalisme, voire de rage et de rencontres improbables, le récit fait mouche même si la fin fait un peu midinette. Une biographie étonnante et détonante où les auteurs casent tout à la fois une romance, de sordides secrets de famille et un plaidoyer où ils prônent un retour à une agriculture traditionnelle opposée à la malbouffe des industriels de l’agro-alimentaire. De quoi vous faire regarder votre assiette avec un œil neuf et interrogateur.

 

Hector le boucher, Kolonel Chabert, Jean-Blaise Djian. Editions Jungle, 128 pages, 16,95 euros.

 

Les détectives du surnaturel, tome 1 : Une bête au collège

De nos jours, quelque part en France. Marie, Justine et Stan sont les derniers à quitter le collège quand, tout à coup la lumière s’éteint et un animal étrange les agresse et blesse Stan. Les enfants trouvent leur salut dans la fuite mais ne sont pas capables de l’identifier. Un chien méchant ou autre chose ? Bien entendu la principale et les professeurs ne les croient pas et pensent qu’il s’agit d’une histoire inventée pour éviter les ennuis suite à une bagarre. Ulcéré, le trio décide de contacter l’agence des Détectives du Surnaturel qui est spécialisée dans ce genre d’affaire. Clara et Gabriel, deux spécialistes du paranormal sont envoyés incognito pour élucider le mystère…

Tout le monde le sait, le collège est un endroit effrayant, entre l’apprentissage des langues étrangères et les cours de maths, on n’y rigole pas tout le temps mais si des monstres y font leur apparition, rien ne va plus. Les auteures nous donne un récit qui, toute proportion gardée, rappelle un peu la série X Files mais sans ce qui pouvait y être effrayant. Cet album –plutôt sympathique par son humour– est axé vers les jeunes ados qui y retrouveront l’ambiance des salles de cours. Cependant on reste un peu sur notre faim, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Qui sont Clara, la cryptozoologiste, et Gabriel le cartésien ? Quel est leur parcours, leur âge ? Les élèves d’un collège ont entre onze et quinze ans, comment des adultes peuvent-ils se faire passer pour des élèves de ce genre d’établissement ?

 

Les détectives du surnaturel, tome 1 : Une bête au collège,

Naima Zimmermann et Alicia Jaraba.

Editions Jungle, 56 pages, 10,95 euros, ISBN : 9782822222693.