Spirou et Fantasio T3 le tombeau des champignac

CRITIQUES BD

Histoire de faire patienter les lecteurs de Spirou et Fantasio, nous avons la chance d’avoir la fameuse série parallèle où est donnée la possibilité à des auteurs, le temps d’un seul album, de crée leur album Spirou, et pour cela ils ont carte blanche.

Le Tombeau des Champignac est le 3ème opus de cette série parallèle qui est construite par Tarrin et Yann.

L’idée de base est d’occulter tout ce qui avait été dessiné après « QRN sur Bretzelburg ».

Le comte de Champignac est en mauvaise posture. Au court d’une expérience qui a très mal tournée, une grande partie de son château se retrouve en ruine. C’est après l’explosion que le comte découvre une crypte qui servait de laboratoire à son aïeul Côme de Champignac, le plus grand génie de son temps.

Cette découverte va emmener toute notre troupe sur les hauteurs du Ladakh en Inde à 4600 mètres d’altitude.

Je ne vais pas vous en dire plus sur l’intrigue, cela serait vous enlever le plaisir de la découverte.

Par contre je ne peux passer sous silence certaines choses.

On commence par Seccotine qui prend des allures d’aguicheuse prononcées. Elle commence par jouer avec Fantasio pour finalement s’approcher (de trop prêt?) de Spirou. D’ailleurs la planche 46 donne à réfléchir et la planche 49 laisse sans explication… existe-t-il une scène censurée?

Même si je ne pense pas que l’on puisse vraiment faire des reproches au scénario, je ne peux pas dire qu’il s’agisse du meilleur des Spirou mais ce n’est certainement pas le plus mauvais. On commence par une mise en place de l’intrigue qui prend un peu en longueur (28 planches) avant de passer à l’action. Mais ce passage ne se fait pas sans mal puisque la mise en place se déroule dans un climat sombre avec beaucoup de très bons dialogues pour ensuite passer aux planches d’actions aux couleurs claires et peu ou moins de dialogue mais c’est vrai avec une pointe de folie pour le comte et une grande question sur le couple Seccotine-Spirou. La suite que je ne dévoile pas volontairement est constituée d’une bonne chute qui laisse des interrogations. Le travail sur la psychologie des personnages donne l\’impression d’avoir des vrais sentiments existentiels. C’est intéressant mais frustrant puisque l’on sait qu’il n’y auras pas de suite.

La méthode du dessin est volontairement proche du grand Franquin mais inévitablement le style de Tarrin se ressent avec un prononcement de plus en plus évident à la fin de l’album. On comprend que Tarrin a peu à peu commencé à détresser, à aimer son travail et on finit avec un Spirou 100% Tarrin avec une touche de Franquin, et ça c’est du pur génie.

Vous pouvez retrouver le blog de Tarrin dans la partie partenaire de Bdtresor.

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