Les prix des livres numériques

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Rüdiger Wischenbart, un consultant spécialiste de l’économie du livre a procédé à la collecte des données des distributeurs numériques en Allemagne- Autriche – Pays-Bas – Italie et Espagne. Le premier constat qui ne surprendra personne, est qu’un livre numérique doit avoir un prix  inférieur à celui du papier. C’est la raison des prix de vente bas qui sont de 6€ pour l’Allemagne, 5.70€ pour l’Italie, 4.9€ pour les Pays-Bas. Seul l’Espagne franchit le cap des 6.50€. Un prix de vente de 10€ est presque une garantie de ne rien vendre. Il existe aussi une période de l’année où les ventes numériques connaissent un pic, c’est le mois de janvier. Cela est en relation avec la période de Noël et les liseuses offertes en cadeaux.

Pour autant, les ventes des liseuses sont en perte de vitesse, mêmes aux États-Unis. Le segment « des jeunes » retourne vers le papier afin je cite «  reposer les yeux des écrans », il semble donc possible de dire que l’effet mode du livre numérique soit fini, seul reste la vrai utilisation des liseuses comme le stockage des livres, le confort du poids pour les voyages…

Il n’existe pas encore de chiffre officiel des ventes numériques pour la France, le principal diffuseur, Amazon, refusant de communiquer dessus. Par contre l’analyse des ouvrages numérique qui sont présent dans le commerce permet de mettre en avant que c’est la romance qui domine avec la moitié des ventes mais avec une moyenne de vente inférieure à 2 euros. La limite des non-ventes commence autour de 3 euros.  En prenant en compte les moyennes des meilleurs chiffres des prêts numériques des bibliothèques qui sont autour de 1100 prêt maximum sur une année sur le même ouvrage et en prenant les marges des diffuseurs (30% pour Amazon et 50% pour les autres) nous arrivons à un chiffre d’affaire moyen annuel de 3300€ soit 2310€ de recette avec Amazon et  1650€  avec les autres diffuseurs. On est bien loin de la révolution numérique.

Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, peu importe les raisons, il n’est à ce jour pas possible de dire que la vente des ouvrages numérique peut-être un revenu fixe, ni pour les auteurs ni pour les éditeurs. C’est par contre bien un complément de rémunération.  A contrario, il existera toujours des exceptions à la règle,  avec des auteurs pouvant tirer leur épingle du jeu, notamment ceux qui disposent d’une communauté de fans pouvant les suivre. Mais cela c’est du travail et n’a rien à voir avec de la chance, donc s’ils ont des bons résultats c’est parfaitement mérité.  Mais ils sont rares.

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