Le passeur

CRITIQUES BD

Dans un univers post nucléaire, un couple, Sam et Samantha, espère se payer un ticket de sortie vers un paradis illusoire. Leur seule arme est un fusil sans cartouches ! Ils doivent affronter des zombies et un clan d’hommes en noir pour monnayer leur départ ! Le couple se sépare sur fond d’atmosphère crispante. Samantha ne tarde pas à craquer quand elle découvre des trafiquants complotant dans une piscine vidée ! Sam, qui ferait tout pour l’aider, se voit à son tour proposer d’être passeur ! Quand il découvre que sa femme a été amputée sans raisons, il se remet en questions. Son seul objectif devient alors de fuir avec sa femme cet endroit maléfique où se côtoient des citoyens apathiques et des justiciers  aux armes chargées ! Leur quête va se terminer dans la désolation…

Un scénario compliqué…

Une fois de plus, le scénariste Yves H. met en scène un monde qu’il connait bien, inspiré de son père Hermann et de l’univers de sa série préférée, Jeremiah, maintes fois primée par ses pairs. Il sera vain de voir dans cet album un message mettant en garde les citoyens de la réalité de notre siècle en colère et en détresse, proche d’un conflit atomique. Le scénariste fournit des pistes, des accroches, mais ne brille pas de l’originalité qui a fait de son père, un auteur complet à succès. Pourtant, les ambiances mises en place sont plombées. C’est là que la patte du génial dessinateur peut vraiment s’exprimer utilisant les mêmes éléments, les mêmes décors que dans ses autres séries. Au total, Le passeur laisse un gout d’inachevé, sauvé toutefois par le talent d’un artiste confirmé, maintes fois primé par ses pairs.

Donc, un album de la prestigieuse collection Aire Libre qui mérite quand même le détour…

Critique de Marc Bauloye

Dupuis

 

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