L’armure du Jakolass

CRITIQUES BD

C’est l’histoire d’un rendez-vous manqué. En octobre 2011 est sortie « l’armure du jakolass » un album hommage à la série de Valérian et à leurs auteurs Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Aux commandes se trouve Manu Larcenet. A l’époque je n’ai pas voulu écrire de critique sur l’album. Je l’ai bien entendu lu et de mémoire je l’ai véritablement détesté. Je n’ai ni aimé le dessin ni le scénario. Au lieu d’y voir un hommage je n’ai vu qu’une pauvre tentative de reprise d’une série de la part d’un auteur qui, à mes yeux, n’avait rien compris à la série. Bref. Voilà qu’hier, devant mes trois piles de deux mètres d’ouvrages  qui m’attentent patiemment, je ne savais pas quoi prendre, et oui c’est ironique mais cela arrive de ne pas avoir envie de lire par obligation. Voilà que je  déambule dans ce qui me sert de réserve, une sorte de caverne d’Ali Baba, que, complétement par hasard je retrouve l’album en question bien rangé sur une planche. Je me suis dit « et pourquoi pas » puisque je n’en attendais rien d’autre qu’une distraction, une occupation de quelques minutes.  Et bien j’ai eu raison. J’ai, cette-fois, réussi à entrer dans l’histoire. J’ai compris qu’en faisant l’abstraction du fait que c’est supposé être un Valérian, on pouvait prendre plaisir à lire l’album. Et j’ai pu voir, comprendre, tous le respect et la charge de travail que Larcenet a pu avoir lors de la réalisation de l’œuvre. Les symboles de la série sont à toutes les pages, le scénario est bien écrit, même drôle. Et le dessin n’est que celui de Larcenet, c’est son style et il a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le fac-similé. C’est cela qui m’avait gêné en  2011 et c’est cela que je viens de comprendre.  Je n’ai pas de mea-culpa à produire, à l’époque je m’étais abstenu d’en parler. On dit qu’une œuvre c’est comme un bon vin, cela doit vieillir. Il en est peut-être de même des critiques…

http://www.dargaud.com/bd/Valerian/Valerian-vu-par/Valerian-vu-par-tome-0-Armure-du-Jakolass-L

Avec L’OuvreTemps, nous avions quitté Valerian redevenu enfant dans les rues de Paris. On le retrouve accoudé au comptoir, le clope au bec, dégarni, hirsute et bedonnant. Entre les deux, un cataclysme, un accident majeur dans le continuum espace temps. Mézières et Christin, après quarante ans et vingt-deux albums, ont décidé de clore la série. Mais les vrais héros ne mourant jamais, certains auteurs, triés sur le volet, pourront, avec la bénédiction des deux créateurs, écrire leur propre aventure de Valérian et Laureline.

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