La Neige et l’acier

CRITIQUES BD

La Neige et l’acier

Londres, 1892. Comme la plupart des enfants de la cité ouvrière dans laquelle elle vit, Indira descend tous les jours dans les mines de charbon, sans jamais protester. Mais, elle est malade et tousse beaucoup, dans son entourage, on parle de silicose. Eliott, son petit frère, décide de la remplacer, seulement trop petit, cet emploi lui est refusé. C’est alors que Cathleen Sachs, la richissime propriétaire des mines de charbon, lui offre un autre travail, mieux adapté à ses petites mains habiles : la fabrication de jouets mécaniques. Une proposition qui le comble, lui qui est passionné par les automates. Mais Eliott disparaît, pour Indira, plus rien n’a d’importance… Elle se lance alors dans une quête désespérée pour le retrouver, et réalise qu’il n’est pas le seul enfant à avoir mystérieusement disparu… Toutes les pistes semblent mener à la même mystérieuse personne : Cathleen Sachs…

Dreams Factory est un diptyque steampunk, à mi-chemin entre Hansel et Gretel, Oliver Twist et La Cité des enfants perdus. Le scénario qui manque un peu d’originalité et donne une impression de déjà vu (dénonciation de la société de consommation et du travail des enfants) est sauvé par le travail du dessinateur Suheb Zako. Pour son premier album, cet illustrateur –venant– de l’animation restitue à merveille l’atmosphère sombre du récit qui est encore amplifiée par la mise en couleurs de Lena Sayaphoum où la froideur du bleu est omniprésente. L’énigmatique Cathleen Sachs devrait dévoiler le secret qui l’entoure dans le prochain volume et relancer un scénario qui ronronne trop doucement.

 

Dreams Factory, tome 1 : La Neige et l’acier, Jérôme Hamon et Suheb Zako. Editions Soleil, 60 pages, 15,50 euros.

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