I Pittori

CRITIQUES BD

1367 à Padoue. Accompagné de son neveu Vasco, le banquier Tolomei s’extasie devant des fresques de Giotto orant une chapelle. Il souhaite que son neveu découvre, à Florence, un artiste aussi doué que le maître pour magnifier l’église du couvent où il veut finir ses jours. Comme le vieil homme ne songe pas immédiatement se retirer du monde, il confie une autre mission à Lorenzo (le frère de Vasco). Lorenzo ira également à Florence afin de travailler à l’alliance de la banque siennoise des Tolomei avec celle florentine des Bandi. Une alliance qui doit se concrétiser par l’union de Lorenzo avec la fille Bandi. Alors que Vasco arrive chez le peintre, il constate que celui-ci vient d’être agressé…

Combinant histoire, politique, économie et art cette série, conçue par le regretté Gilles Chaillet est un monument de la BD franco-belge. Les continuateurs de la série ont retenu les leçons et signent un nouveau temps fort de la ligne claire bien dans le style de Jacques Martin qui, d’ailleurs fait une apparition remarquée dans ce volume.

Un épisode machiavélique où Vasco semble être manipulé autant par son oncle et son frère que par des individus tapis dans l’ombre. Dans cet album reparaissent également divers personnages des précédents épisodes qui donnent au récit l’allure d’une tapisserie qui s’étale dans le temps et forment un ensemble cohérent et de qualité. Pour connaître la fin de l’épisode, il faudra encore attendre la parution du prochain volet : Histoires lombardes.

Vasco, tome 28 : I pittori, Dominique Rousseau, Luc Révillon et Chantal Chaillet. Editions Le Lombard, 48 pages, 12 euros.

 

Laisser un commentaire