Entretiens avec Gotlib de Numa Sadoul

CRITIQUES LIVRES

J’ai un grand respect pour Numa Sadoul, alors quand un éditeur propose une réédition d’un de ses livres, c’est normalement toujours un bonheur. Et quand, en plus, le sujet se trouve être Gotlib, le bonheur devient du fluide glacial (elle était facile celle-là).  Dans son introduction, Numa Sadoul prévient de suite, il recadre le contenu du livre dans sa période d’écriture, 1974. La réédition est complétée par des enregistrements inédits dans la première édition.

C’est entendu. Et il est bien à ce niveau le problème, c’est que le livre ne contient rien de nouveau, tout ce qui est dedans est déjà présent dans d’autres ouvrages. Alors oui, le travail de Numa Sadoul est un point de repère à une date déterminée et c’est toujours un plaisir de lecture, mais quelle désagréable sensation de « déjà lu ».  À cela il faut aussi malheureusement rajouter une déception au sujet de la maquette du livre. Dès la première page de l’entretien les erreurs arrivent, comme l’écriture de l’année 1995 au lieu de 1965… Une erreur en fin de livre, on appelle cela une fatigue du relecteur, mais quand cela se produit en toute première page on appelle cela comment ? Ensuite, pourquoi avoir pris une typographie des lettres aussi petite ? Pour faire une économie du nombre des pages ? Il aurait fallu alors offrir une loupe. Et que dire de la bonne idée de faire une couverture en dure, c’est bien le livre va bien vieillir, mais alors pourquoi le maquettiste n’a pas laissé plus de marge en bordure à l’intérieur ? Pour bien lire le texte, il faut casser le dos. 19.99 euros pour cela c’est presque la mer à boire.

Le seul résultat positif à la fin de la lecture du livre c’est que je me suis mis à relire le livre de Gilles Verlant, Gotlib, ma vie en vrac, chez l’éditeur Flammarion. Le livre date de 2006, mais il est bien plus instructif sur la vie et l’œuvre de celui que beaucoup prennent pour un Dieu du monde de la BD.  C’est donc personnellement une grosse déception, mais ce n’est absolument pas de la faute de Numa Sadoul.

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