Les chiffres de vente des bd et livres en 2017

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L’année 2017 est une mauvaise année pour le monde de l’édition, même si certains chiffres font penser le contraire.

Les chiffres GFK/LIVRES HEBDO, donnent, dans le Top 50, grand vainqueur Astérix et la Transitalique avec 1590000 exemplaires de vendus. En deuxième  position c’est le pocket Ta deuxième vie commence quand avec, seulement, 735400 exemplaires, soit moins du double d’Astérix… Preuve qu’en l’absence de notre gaulois, les chiffres des ventes seraient en berne. Le premier semestre 2017 a été un des pires depuis plus de 15 ans. Du presque jamais vu pour de nombreux éditeurs qui ont vraiment pris peur en juin dernier. Les « petits » libraires, quand à eux, au même moment, ce sont posé beaucoup de questions sur leurs trésoreries. Astérix a sauvé les libraires, mais de nombreuses maisons d’éditions n’ont survécu qu’en repoussant ou en annulant des titres et pas uniquement des « petits » éditeurs. Le boulet de canon est passé très proche de la mise en faillite. La cause à la cavalerie, cette obligation de toujours produire plus pour gagner de l’argent pour payer les parutions précédentes. Il faut donc produire plus et quand nous avons un semestre entier en négatif c’est la catastrophe. La situation laisse la place ensuite aux restructuration, aux rachats… Et ce n’est certainement pas fini. Pour le livre on assiste à une baisse du prix de vente afin de réduire la perte des clients. Pour la bd on assiste a une augmentation du prix de vente  mais aussi une grande perdition du chiffre d’affaire, puisque même si on met en avant les chiffres d’Astérix ou du dernier du top 50 en bd avec La forêt interdite des Schtroumpfs qui fait 46800 exemplaires, il ne faut pas oublier qu’une grande majorité des bd ne font pas plus de 900 exemplaires vendus en moyenne à mettre en parallèle avec la moyenne des ventes des livres qui est de 300 exemplaires seulement et avec en plus un distributeur, alors que sont les chiffres des éditeurs qui n’ont pas la chance d’avoir de distributions?  Si on prend l’équation suivante : Perte des clients, perte du chiffre d’affaire cela donne fatalement perte du pouvoir d’achat des auteurs. On a voulu en France faire payer aux auteurs des cotisations en leurs expliquant que « Auteur » c’était une profession mais on n’a rien mis en place pour leurs garantir un revenu minimum. A quoi cela sert d’avoir un haut % sur les ventes si le prix du livre baisse ou si le nombre d’exemplaires vendus ne produit que le prix d’un café en terrasse? De nombreux auteurs sont dans l’obligation d’abandonner l’exercice de leurs talents afin de pouvoir vivre. Qu’ils ou elles soient fonctionnaires, gardiens d’immeuble ou cuisiniers afin d’avoir un salaire, ils n’ont plus la force ni le courage de ce mettre au travail le soir… Ce sont autant d’artiste que le pays est en train de perdre.

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