Breakfast after noon

CRITIQUES BD

Rob Grafton et Louise Bright sont amoureux et en plein préparatif de leur mariage quand ils se font licenciés par la faïencerie de Windsor, la seule industrie du coin qui les employait tous les deux.

Du coup, Louise se met immédiatement à la recherche d’un nouvel emploi et reprend même ses études d’informatique, pendant que Rob veut à tout prix retrouvé son emploi et finit par faire une dépression lorsque la fabrique ferme définitivement. Petit à petit, Louise et Rob s’éloignent l’un de l’autre jusqu’à se séparer.Le couple pris dans le centre de cette histoire pourrait être de vos amis. Il s\’agit d\’une tranche de vie somme toute banale de nos jours mais cela ne signifie pas que cette bande dessinée soit sans suspense ou effet dramatique. Son intérêt n’est pas dans l’action mais que tout se passe par le biais des personnages, ce qu’ils pensent, comment ils réagissent chacun à leur façon face à une même situation.

Outre les conflits interpersonnels, on comprend mieux  les sentiments d\’impuissance dans la société moderne, les changements d’une génération à l’autre et les différences entre les classes sociales. La fin fait passer le message que ce n\’est pas votre salaire qui détermine votre valeur, c\’est la façon dont vous choisissez de vivre votre vie et les relations que vous avez avec vos proches.

Le style graphique de Watson caractérisé par l’emploi du noir et blanc avec toute la gamme des gris que cela peut impliquer, le trait épais et elliptique et le souci du détail que ce soit pour les décors ou les expressions des visages soutient à merveille le scénario de cette histoire.  Il est d’ailleurs fabuleux de voir combien d\’émotions peuvent être retranscrites sur un visage avec une forme ovale, quatre lignes, et deux points. En conclusion, une satire moderne, toute en finesse par un grand artiste

Laisser un commentaire