Et si les Beatles n’étaient jamais allés sur la lune

CRITIQUES LIVRES

Léon Brodsky est un chasseur de nazis. Son père et le père de celui-ci l’étaient avant lui. Ils ont tous connu leurs moments de réussite en arrêtant des grands nazis, grand dans la cruauté et petit dans l’esprit humain. Mais Léon a du mal à connaitre la même gloire. Peut-être est-ce dû aux années qui passent et du fait de la mortalité des vieillards à l’uniforme noir. Même un SS connait la décrépitude de la vieillesse. Alors quand ses recherches le transportent dans un coin reculé du Brésil, dans d’anciens vestiges espagnols et qu’il découvre la tombe du, peut-être, dernier nazi vivant, enfin mort à présent, Léon en prend un coup dans l’espérance de la gloire. Mais il regagne de l’espoir en fouillant le cadavre et en trouvant un carnet intime et une clé d’un coffre d’une banque en Suisse. Il pense que le trésor nazi n’est peut-être pas loin. Même qu’une procuration pour ouvrir la caverne à Ali Baba est présente dans une poche, comme le destin est parfois bon avec les ingénus. Une fois en Suisse devant le coffre et la webcam tenus par sa fille afin de faire le partage de l’événement à tous, Léon va découvrir deux tableaux de Maitre que l’on pensait perdus dans les flammes de la guerre. C’est un événement en soi, car les tableaux valent plusieurs centaines de millions. Mais ce qui va être le plus surprenant c’est la découverte d’un cahier contenant des partitions écrites avant la deuxième guerre mondiale par le compositeur autrichien Richard Strauss. Bon, des partitions c’est bien sauf quand ce sont des mélodies des Beatles qui sont supposées avoir été écrites vingt ans plus tard. Paul McCartney prit la main dans le sac du plus grand plagiat planétaire. L’enquête va partir dans tous les sens, la panique va être présente partout, des meurtres en pagaille sous fond de scandale.

Entre le polar et le roman d’aventures, on ne s’ennuie pas avec le texte de l’auteur Erik Ornakin, un norvégien de talent, encore un. L’éditeur « Le Léopard masqué » frappe un grand coup avec cette édition. L’imagination de l’auteur entraine le lecteur dans une lecture qui ne donne aucun moment de lassitude et par le fait, ne laisse pas un instant au lecteur la possibilité de remettre en cause les situations décrites qu’elles soient comiques ou tragiques. Un bon livre à lire par tous les temps.

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