BD: Sergent Mastock T2

CRITIQUES BD

La section Z est envoyée sur une île du Pacifique afin de délivrer des soldats qui sont retenus prisonniers dans un camp par l\’armée japonaise. Ils parviennent à réaliser leur mission sans heurts, mais ils ont droit à une drôle de surprise une fois le camp délivré. Contre toute attente, les prisonniers n\’étaient pas torturés et ne subissaient aucune privation, bien au contraire car ils avaient libre accès à un bar et une piscine. Un vrai Club Med. A peine remis de leurs émotions ils sont faits à leur tour prisonnier par une troupe de japonais fraichement débarquée sur l’île. L\’infirmière qui avait à charge la santé des prisonniers va alors leur faire une étonnante évélation : les bons traitements sont la récompense pour avoir servi de cobaye aux Japonais et avoir contribué à une découverte scientifique révolutionnaire, le gène de la malchance. Il n’aura fallu que peu de temps à l’armée pour développer un gaz porteur de malchance. Les troupes américaines n’ont qu’à bien se tenir… La section Z décide de s’évader non pas pour prendre

la fuite mais pour contrecarrer les plans démoniaques des japs.

Il s\’agit du deuxième tome d\’une série suffisamment comique pour permettre au lecteur de passer un bon moment. Décidément nous nageons en plein cliché d’une société qui a bien du mal à se sortir de la guerre. Malgré le ton ironique, Sergent Mastoc s’approche tout de même dangereusement des limites du supportable. Cela passe tout juste pour un album de 48 pages et on est finalement soulagé que le scénariste Bétaucourt n’ait pas eu l’énergie de pondre un volume de 100 pages, tant l’humour pèse parfois lourd sur l’estomac. Heureusement le dessin de Hennebaut vient enlever le tout, rajoutant un petit quelque chose qui sauve cette seconde salve du naufrage.

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