BD : Mutafukaz T1 Dark Meat City

CRITIQUES BD

Il y a des villes comme Dark Meat City (comprendre par là « ville de la viande sombre ») où il ne fait pas bon trainer le soir. Angelino l’a bien compris et, entre deux petits boulots, il rejoint son appartement miteux en fixant le trottoir. Son colocataire Vinz passe ses journées vissé devant la télé, à rêver devant du catch mexicain. Il accompagne exceptionnellement Angelino pour acheter une pizza au snack du coin. Ces deux-là n’ont pas beaucoup d’amis, à l’exception d’une drôle de bestiole

poilue du nom de Willy et d’une bande de cafards qui surveille le frigo. Un jour de malchance (comme souvent à Dark Meat City), Angelino a un accident alors qu’il livre une pizza. Un choc qui va lui laisser des drôles de traumatismes : à la place de certaines ombres ils voient des formes menaçantes surmontées de cornes. Il décide d’en parler à un

toubib. Mais c’est exactement ce qu’il aurait dû éviter de faire…

Dark Meat City n’est pas sans rappeler Los Angeles avec ses palmiers, ses belles bagnoles et ses guerres de gangs. Mutafukaz est imprégné de l’esprit américain, que ce soit à travers les films auxquels il fait référence (Men in Black) ou la débauche « d’effets spéciaux ». Le dessinateur Run s’amuse en effet à jongler avec les styles graphiques, ajoutant par endroits de l’infographie ou quelques touches manga.

Mutafukaz est un cocktail détonnant qui si il était transposé à l’écran aurait tout les ingrédients d’un blockbuster (combat, course-poursuite, conspiration). Reste que cela fonctionne déjà en BD (même si le format se rapproche davantage du comics). Sans doute grâce à l’histoire principale qui n’oublie pas d’installer le suspense à la fin du premier

épisode. Qui sont ces ombres mystérieuses que voit Angelino ? Y’a-t-il un rapport entre les embrouilles de Vinz et Angelino et ceux d’El Diablo et ses potes catcheurs ? Il va falloir patienter encore un peu…

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