BD : Les Nuits Assassines

CRITIQUES BD

Autriche, automne 1973. Axel Neunhöffer, héritier d\’une scierie, revient d\’un voyage d\’affaires. Il est accueilli par sa femme Helga et décède brutalement à l\’âge de 36 ans suite à un malaise. Depuis toujours, Helga est rejetée par sa belle famille parce que son père a été soupçonné d’avoir tué celui d’Axel en 1946. Le bébé d’Ilse (la s?ur d’Alex) et de Manfred s’étouffe ensuite dans son berceau. D\’autres décès troublants vont suivre dans la même famille. Le journaliste Traier décide de faire de cette affaire un sujet de reportage. Mais, quand  un autre membre de la famille meurt, l\’inspecteur Ganz demande une autopsie qui révèle qu’il a été assassiné. La série noire se poursuit. Traier fait alors le rapprochement entre cette affaire et la légende du nonicide: une malédiction qui pèse sur un mourant le poussant à «revenir» après sa mort pour tuer neuf de ses proches…  «Les Nuits Assassines» est le fruit de la collaboration entre un dessinateur coréen, Byun, et un scénariste français, Goum. On peut donc être un peu surpris par le graphisme expressif, style manga, illustrant un récit dont l’action se situe en Europe. Le scénario repose en partie sur l’ancienne légende autrichienne du nonicide. Jusqu’au bout, on se demande s’il s’agit d’une malédiction ou d’un véritable assassin qui opère dans l’ombre. La difficulté résidait à rendre cette histoire suffisamment intéressante pour accrocher le lecteur. Le pari est partiellement réussi. Il est toutefois dommage que les membres de la famille Neunhöffer ne soient pas plus sympathiques. Le suspense va crescendo au fil des nombreux coups de théâtre que sont les décès des multiples acteurs.

A mi-chemin entre le polar et le fantastique, cette histoire à l’atmosphère macabre, lourde et pesante, nous tient en haleine jusqu’au dénouement surprenant…

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