BD : Les nouvelles aventures des Pieds Nickelés T2

CRITIQUES BD

L\’album  BD Toujours de nouveaux exploits

Voici donc le deuxième album de la seconde série des aventures des Pieds Nickelés publiées par la Société Parisienne d\’édition (SPE). L’album paraît en 1929 sous le seul titre générique des Nouvelles aventures des Pieds Nickelés. Ce n’est qu’avec la réédition de 1931 qu’il prend le titre de Toujours de nouveaux exploits.

Parue en prépublication dans les pages de L’Epatant, du numéro 996 (daté du 1er novembre 1927) au numéro 1029 (paru le 19 avril 1928), cette histoire, comme toute la saga des Pieds Nickelés conçue par Louis Forton, s’enchaîne sans hiatus historique avec le volume précédent.

C’est donc tout naturellement que nous retrouvons le trio au bagne. Un bagne dont le confort relatif n’amène qu’une pensée aux trois aminches : le quitter ! C’est avec une évasion explosive que s’ouvre donc le second album. Le trio estimant que l’air des Etats-Unis ne vaut rien à leur santé décide de rentrer en Europe. Dès lors, suivant une habitude bien ancrée, Forton se sert à nouveau de l’actualité. Tous les lecteurs ont alors en tête les exploits tragiques de l\’Oiseau blanc de Nungesser et Coli s’envolant des côtes françaises vers celles d’Amérique ou, en sens inverse, en 1927, des Etats-Unis vers la France le vol victorieux de Charles Lindbergh sur son Spirit of Saint Louis. Collant étroitement à cette actualité, cet épisode amènera les Pieds Nickelés à l’Elysée où le président Doumergue va leur faire bon accueil.

Comme l’exige le genre, les trois arsouilles ne profiteront pas longtemps d’une gloire usurpée et ils vont devenir danseurs russes dans un cabaret parisien. Ici encore l’actualité sert Forton, les Ballets russes de Diaghilev et les émigrés Russes blancs fuyant la Russie des Bolcheviques ont marqué les esprits. Une série d’entrechats plus tard, les trois amis sont obligés de prendre le large et, après quelques menus larcins pour ne pas perdre la main, ils gagnent l’Angleterre.

Un voyage fort enrichissant, puisqu’ils vont réussir l’exploit incroyable de voler les bijoux de la Couronne dans la Tour de Londres. Nouvelle fuite en urgence. Malheureusement, le navire où les Pieds Nickelés sont montés va faire naufrage (un accident fréquent chez Forton) et, au lieu de regagner la France, le trio se retrouve sur une île au large des côtes africaines. Et puis, comme les films de pirates sont à la mode Le Pirate Noir (The Black Pirate) de Albert Parker avec Douglas Fairbanks est sorti en 1926, nos trois lascars vont se trouver confronter à \ »un écumeur des mers\ » qui les soumettra au supplice de la planche.

Après bien des péripéties, le trio quitte le Portugal pour gagner l’Espagne. Là, c’est à la guardia civil que les trois amis vont se frotter. Pour les petits Français d’alors, ces vignettes de gendarmes à cheval poursuivant une diligence ont des parfums de western. Il s’agit peut-être d’un exotisme facile mais il est efficace et fait le bonheur des lecteurs qui en redemandent.

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