BD : Le tueur T7 Le commun des mortels

CRITIQUES BD

Cynique et sans scrupules, le tueur a compris que ses contrats visaient à déstabiliser le gouvernement vénézuélien. Or, il ne veut à aucun prix être lié à un complot. Plus méfiant que jamais, il passe un accord avec le chef de la Sécurité du Venezuela pour garantir son impunité. Quand les conspirateurs l\’envoient à Cuba liquider  Angel Carrasco, un brillant commissaire aux marchés pétroliers, il propose à un haut fonctionnaire cubain de simuler l\’assassinat. Au risque de se découvrir ou d’être sanctionné physiquement… Avec Le tueur, Matz exploite un filon original en BD puisqu\’il nous plonge dans le quotidien d\’un tueur solitaire qui fascine par ses états d\’âme et sa façon particulière de justifier ses actes. Cette fois, Matz l\’envoie dans un piège où des commanditaires d’assassinats ont des objectifs qui dépassent un simple exécutant et qui risquent de le broyer. Le tueur n\’a d\’autre solution que de traiter avec les autorités et jouer un double jeu dangereux avec ceux qui l\’ont recruté. Matz installe ainsi un véritable suspense psychologique jusqu’au coup de théâtre final. En donnant au tueur un physique banal et ordinaire, Luc Jacamon n’a pas versé dans la facilité mais il a rendu possible une identification au personnage. Par ailleurs, son trait expressif et ses cadrages cinématographiques lui permettent de rendre à merveille les moments de tension et les scènes d’action. L’atmosphère particulière du récit provient également d’un choix subtil des couleurs qui renforcent le caractère oppressant de l’intrigue.

Dans un registre différent, le tueur n’en finit pas de nous séduire…

 

Laisser un commentaire