BD : Jeremiah T 30 Fifty-Fifty

CRITIQUES BD

Trouver des diamants planqués dans une cité quasiment engloutie, pourquoi pas. Plonger au milieu des alligators pour trouver des indices, passe encore. Mais, se retrouver avec une bande d’affreux aux trousses, prêts à tout pour un magot que Kurdy devait en principe être le seul à connaître, cela commence à faire beaucoup. Et, Jeremiah n’est pas vraiment d’humeur à badiner…Jeremiah et Kurdy sont partis à la chasse au diamant. C’est Billy qui leur a donné le tuyau pour faire fifty-fifty. Mais, les choses ne se déroulent pas comme prévu ! Le scénariste et dessinateur Hermann Huppen nous livre une fois encore une histoire qui sent le souffre. L’auteur a commencé sa série en 1977 et poursuit sur sa lancée avec Jeremiah et Kurdy, les héros les plus libertaires et désinvoltes de la bande dessinée. Le tout dans un monde détruit par la guerre nucléaire, où violence, inégalités et injustices sont le lot courant. Nomades, indépendants et à l’occasion redresseurs de tort. Ils manient l’humour comme leurs poings, de manière plutôt percutante. Les dialogues ciselés sont percutants. Le dénouement est surprenant. Le scénario ne manque pas de rebondissements et de coups de théâtre. L’idée d’une chasse aux diamants ne manque pas de piquant. Et, Hermann fait prendre deux fois un bain à Kurdy qui déteste l’eau. Après la couleur directe, l’auteur revient à l’encrage avec un découpage soigné et des décors apocalyptiques. Il justifie sa réputation de grand maître de la BD.

 

Chasse au trésor à hauts risques, pour une poignée de diamants. A lire d’urgence !

 

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