Sept frères

Nous sommes en 1951 dans une France qui cherche à se reconstruire après plusieurs années de guerre et de destruction. Mais des hommes qui ont trop soufferts cherchent aussi à oublier. C’est le cas de sept francs-maçons tous membres de la même loge qui n’a plus ouvert de tenu depuis que les Nazis ont capturés et tués plusieurs d’entre eux. Les sept survivants ont la surprise de recevoir une convocation pour une nouvelle tenue de loge. Qui a bien pu les réunir et pour quel raison ? Un début de réponse va venir quand une lettre anonyme les informe que celui qui les as trahit se trouve être un des sept frères. Ils vont donc devoir tout à tour expliquer les circonstances de leurs arrestations et comment ils ont pu s’échapper ou survivre dans les camps de la mort.

Incroyable, formidable, je n’ai pas de mot suffisamment fort pour exprimer ce que je pense de cet album et du travail de Didier Convard, de Jean-christophe Camus et de Hervé Boivin. L’intrigue, le scénario est réellement bien écrit. La vérité que l’on pense avoir comprise n’est qu’un paravent de la vraie lumière qui se dévoile uniquement qu’à la fin de l’album. Et que dire de cette plongé dans la loge maçonnique qui montre sans expliquer ce qui est interdit. Je m’interroge toujours au besoin de certains frères d’ouvrir aux profanes ce qu’ils ne peuvent comprendre, je suis toujours à la base contre la médiatisation de ce qui se passe en loge, mais quand c’est aussi bien réaliser comme dans cette bande dessinée j’applaudis des deux mains trois fois. La psychologie des personnages est aussi une réussite. L’horreur de la machine Nazis avec les lâches ou les héros qui arrivent d’où on ne les attend pas… Au fil des pages ce sont des grands moments d’émotions qui vous attendent. C’est aussi une leçon d’humilité qui nous est donné. En effet une loge n’est que le reflet de la société, avec les bons et les mauvais… Un grand merci aux trois auteurs qui offrent au public un grand album.

Pif 1093

Le Pif 1093 est paru mars 1990. Le gadget offert est le briquet gag-eau, un gadget sans grande nouveauté aujourd’hui mais qui a bien fait rire à l’époque. La revue contient une histoire de Pif écrite par Corteggiani et dessiné par Totaro. Pif et Hercule rencontre un Diable bien terrible pour un enfant de six ans. Encore une histoire de Pif raté. La présence de plusieurs Pif en dessin animée complémente le désastre. Seul le poster central de Michael Jackson et une histoire de Pif contre Krapulax remonte le niveau.

Pif 1215

Le Pif 2015 est paru en novembre 1992. Le gadget offert est le Pisto-patate. On pouvait introduire dans le pistolet des rondelles de patate en forme de munitions. Disons-le franchement c’est un gadget raté qui ne servit pas de nombreuses fois. La revue contient un poster central avec Indiana Jones Junior, une histoire de Pif signé par Corteggiani et Totaro sans grand intérêt. Par contre la présence de Dicentim de Kamb, Masque Rouge de Cothias et Juillard, Arthur de Cézard et Spaghetti de Attanasio rend ce numéro très intéressant.