Malabar Histoire de bulles

L’histoire de Malabar c’est l’histoire de plusieurs générations d’enfants qui ont tous eu un jour le plaisir de mettre en bouche la pâte rosé qui produit de si grandes bulles avec en prime les images à collectionner. Cela fait des années que l’on attend la parution d’un livre qui traite du sujet, c’est avec une grande nostalgie que j’avais hâte de me replonger dans les aventures de Malabar et au même temps d’apprendre la petite histoire de la création des images. C’est du haut de mon plaisir d’enfance que je me retrouve dans l’obligation d’admettre que mon cœur d’adulte est vraiment déçu du résultat. Avec toute la politesse et le respect que je dois à l’auteur il m’est désagréable de dire que c’est fichtrement raté. Le texte n’arrive pas à nous transporter dans le passé, le classement de présentation des images ne suit pas une chronologie régulière et présente des nombreux manques peut-être dû au format du livre… Pourquoi ne pas avoir créé un format plus grand digne du sujet ? Et que dire de la médiocrité des dossiers concernant Poirier et Margerin qui furent à mon avis parmi les meilleurs et les plus grands dessinateurs de Malabar face à l’énorme dossier concernant la période de 1987 qui elle fut la période la plus effroyablement ratée et désastreuse pour l’image de Malabar. Pour preuve s’il en fallait une, c’est la remise en question des dirigeants qui suivra.
Pour autant, l’ouvrage existe et il contient un grand nombre d’illustrations et d’images inédites qui sont le résultat d’une recherche trop inégale face au résultat final. La dernière page tourner laisse l’impression d’un manque qui j’espère sera un jour repris dans un autre ouvrage avec une autre envie que de faire mousser des incompétents. C’est si beau une belle bulle.

Poison City

Le monde des mangas au Japon se trouve être dans les mains d’un comité de censure, non pardon, d’un comité d’éthique pour la jeunesse et le lecteur en générale qui ne sait pas faire la différence entre le bien et le mal, entre la réalité et l’imaginaire. Les œuvres dites nocives sont interdites à la vente. Mais voilà, cela ne suffit pas, les œuvres nocives continuent à être produite malgré le fait qu’elles ne seront jamais ni vendus ni lus. Il faut y mettre un terme. Le comité des sages choisissent donc un jeune auteur de manga et vont le faire passer à la question dans une réunion qui a tout d’une cours martiale où la finalité va être l’embolie de l’auteur sous prétexte qu’il est malade et qu’il faut le soigner. Lors de cette réunion, on va revenir sur les origines de la loi de censure, mais les révélations ne seront jamais connues du grand public car la censure est toujours active même contre la vérité.
L’histoire reprend des moments historiques des années noirs des comics Américains qui ont eu droit eux aussi à une censure des comics, s’en prenant aussi aux auteurs qui n’avait comme seul erreur d’être créatif. Quand des hommes ce servent des événements négatives de la société pour mettre en place des lois qui serviront à mettre en place leurs propres idéologies, légalement… C’est terriblement d’actualité. Le manga a reçu le prix d’Asie de la critique ACBD.