Le petit vingtième 26

Le petit vingtième 26 du jeudi 28 juin 1934 contient une couverture crée à l\’occasion d\’un événement bien particulier; \ »Mussolini reçoit Hitler à Venise, en juin 1934, pour mieux sonder ses intentions sur l\’Autriche. La veille de la rencontre, Mussolini ironise sur le fait que les Lapons, se trouvant plus au nord que tous les autres peuples, doivent constituer la plus supérieure des races. Dans le même esprit, le Duce demande à la presse de réserver un bon écho à la visite que lui a faite le grand rabbin de Rome. Il accueille Hitler en grand uniforme fasciste, le visage rayonnant. Hitler fait piètre figure dans un costume civil qui lui va mal. Lorsqu\’il salue Mussolini, c\’est l\’élève qui salue le maître. La rencontre est un échec retentissant pour Hitler. Mussolini lui déclare que l\’Autriche doit conserver son indépendance et sa totale liberté. Après cette rencontre, le Duce juge sévèrement Hitler : «Ce raseur m\’a récité Mein Kampf, ce livre indigeste que je ne suis jamais parvenu à lire. Je ne me sens aucunement flatté de savoir que cet aventurier de mauvais goût a copié sa révolution sur la mienne. Les Allemands finiront par ruiner notre idée. Cet Hitler est un être féroce et cruel qui fait penser à Attila. Les Allemands resteront les barbares de Tacite et de la Réforme, les éternels ennemis de Rome.\ » (ref: les années noirs). Sous le crayon d\’Hergé, quick et flupke
vont incarné les deux dictateurs, entre l\’ironie et l\’hommage. La revue contient aussi deux pages des aventures de Popol et virginie
au far-west, une courte histoire \ » les six jeunes hommes\ » de Victor Devogel, et plusieurs textes secondaires.

La Porte au Ciel T2

Manu, Anna et Julie ont fugué à la campagne évitant la violence familiale. Elles échappent à la police. Elles s’adaptent à la vie à la campagne. Elles rencontrent David qui vit seul depuis la disparition de sa fille, Aude, qui ressemble à Julie. Julie va chercher des fromages et disparaît mystérieusement. Pour Manu, c’est David le coupable. Elle se rend armée chez David pour lui faire cracher le morceau… Il aura fallu attendre six ans pour que les fans découvrent la fin palpitante de « La Porte au Ciel ». Makyo et Sicomoro nous livrent une conclusion à la hauteur. Makyo installe le suspense dans ce thriller fantastique symbolisé par la mystérieuse porte au ciel. Chaque personnage a joué un rôle dans la disparition de Julie. La résolution de l’énigme se fait petit à petit jusqu’à un final fort. Eugenio Sicomoro nous fait plaisir. Son crayonné, presque une esquisse, sert très bien le scénario de Makyo. Ses couleurs sont lumineuses. Le fantastique vire vers une fin réaliste.

Un régal de suspense…

La Guerre des Sambre T7 Maxime et Constance 1 – La fiancée de ses nuits blanche

Charlotte s’est occupée de Maxime comme de son fils. Mais, c’est son petit frère. Maxime montre des dispositions pour charmer les femmes. Charlotte décède trop jeune, laissant sa fille et Maxime seuls aux prises avec le Comte von Dantz. Ce dernier rosse et viole Maxime. Maxime fait payer à sa demi-sœur Josepha ces maltraitances en la punissant dans leurs jeux d’enfants. Il s’enfuit et se réfugie chez les Collée des Vignes, famille simple et gentille. Maxime confesse tout à l’abbé Jean Doisy… Cette saga d’Yslaire parle du personnage de Maxime-Augustin qui va se transformer sous les coups de son beau-père en monstre lui-même. Le récit est prenant. Le côté malsain et sordide de cette histoire gêne. Von Dantz est un monstre. Maxime un manipulateur. On reste plein d’horreur devant cette histoire. Le dessin de Marc-Antoine Boidin y est pour beaucoup. Ses couleurs participent à la violence et à la haine. Une réussite qui étonne. Yslaire soigne la psychologie de ses personnages. Mais, la saga n’est pas finie.

Un épisode un peu glauque…

Les survivants T3 Anomalies Quantiques

Obligés de joindre, la planète GJ347 après un accident d’un vaisseau qui avait pour but Aldébaran, douze terriens doivent survivre dans un environnement hostile. Des dissensions les poussent à se séparer. Le groupe de Manon délivre Antac, un extraterrestre félin. Antac déclare qu’il fait partie d’un groupe qui a vécu la mésaventure spatiale provoquées par des anomalies quantiques. Quatre des terriens sont frappés par les déséquilibres quantiques. En un jour, ils se trouvent projetés six ans dans le futur. Ils retrouvent leurs compagnons plus vieux qu’eux. Antac fait partie des Holorans plus aguerris et compétents scientifiquement. Ses qualités pourraient leur permettre de quitter la planète en se servant des anomalies quantiques…Ce dernier opus de la quatrième série des Mondes d’Aldébaran nous offre un univers riche et attrayant. Tout y est : narration familière, charisme des personnages et décors de science-fiction. Le saut temporel du précédent tome nous donne envie de savoir ce qu’il est arrivé aux survivants. Le scénario va lentement et fait monter le suspense. Il n’y a pas seulement des survivants terriens mais d’autres espèces. Ce qui compte, c’est le voyage. On approfondit aussi la psychologie des personnages. Tout cela marche avec le cliffhanger surprenant. On y trouve des surprises, des révélations, des rebondissements et des mystères. Le dessin de Léo est impeccable avec un nouveau bestiaire et une nouvelle faune. Les couleurs sont superbes.

Un épisode ahurissant…

Ultime frontière Episode 1

Tau-Céti, colonie de la terre. Erechim se dépeuple. Jane et John arrivent et vont tout changer. Le maire a demandé des secours pour lutter contre des hors-la-loi qui effraient les habitants. Les hommes de Ronald Burton arrivent armés dans le bar et terrorisent tout le monde. Même si le maire doute des renforts, ils font la loi le soir même. Dans le bar, les voyous s’en prennent à une jeune femme. L’art du combat des renforts impressionne les clients et l’espoir renaît. Jane est nommée shérif et va rencontrer Ronald Burton, le dominateur de la ville. Par ailleurs, la faune se comporte de manière anormale… Il s’agit ici d’une nouvelle collaboration entre le scénariste Léo et le dessinateur Icar. L’album ressemble à un western fantastique. L’intrigue de Léo est simple, centrée sur la rivalité entre les shérifs et les sbires de Burton. La psychologie des personnages n’est pas très fouillée. Léo propose des combats de série B. Il y a aussi les animaux bizarres qui font partie de l’intrigue et amènent du suspense. Le dessin d’Icar est classique. Son trait fin sublime décors et personnages. Le découpage est tel que l’album se lit avec une grande clarté. Les couleurs sont vives.

Un épisode captivant qui demande confirmation…