BD : TAÏGA ROUGE T1

Ferdynand Ossendowski n’a pas de chance. Lui qui était le premier lors de la révolution rouge à prendre la défense des rouges, lui qui a applaudi bien fort la prise de pouvoir de Lénine, cet homme vient de se faire condamner à mort par un commissaire politique qui n’a pas vraiment apprécié les origines du malchanceux. Il ne trouve sa survie que dans la fuite. Mais son chemin passe par les fôrets de Transbaikalie qui sont tout sauf accueillantes. Lors de son périple, il va croiser l’armée rouge puis l’armée blanche avec qui il va sous la contrainte devoir s’allier. Mais il va surtout faire la rencontre d’un représentant du peuple Uriahays, célèbre pour leurs aptitudes en cavalerie et dans le maniement des armes.

Vincent Perriot au dessin traduit d’un coup de crayon formidable le scénario écrit par Arnaud Malherbe qui ne laisse aucun moment de repos à son héros ni au lecteur. On ressent la froideur de l’hiver russe et la chaleur des durs combats entre des hommes se confrontant pour des idéologies différentes.

Il s’agit de la découverte de l’été 2008.

Une édition spéciale de cet album, au tirage limité, est présentée sous jaquette. Elle contient un cahier supplémentaire de six hors textes et des dessins inédits.

Manga :Jusqu’à ce que la mort nous sépare T2

Harka Tôyama qui possède le don de prévoir l’avenir,  a réussi à échapper aux hommes du clan Kakukô et  a trouvé de l’aide auprès de Mamoru Hijikata, jeune homme aveugle, membre du groupe de vigilance «  Eléments Network » qui possède une arme issue de la technologie mono   moléculaire et qui grâce à un système d’ultrasons permet de créer une image en 3 D.

 

 

Aussitôt intégrée dans leur équipe, elle tisse des liens particuliers avec Serena.

 

 

Les bureaux de la société Ex Solid explosent et M. Morita le directeur se voit dans l’obligation de donner cent exemplaires de la dernière puce informatique que Kuramitsu Electronics vient de développer sinon d’autres explosions risquent d’avoir lieu ….

 

 

Cette explosion intrigue pas mal de monde à commencer par le groupe dont fait partie Mamoru mais aussi l’inspecteur Genda de la police de Tokyo. Compte tenu des moyens déployer tout le monde est d’accord sur le fait qu’il s’agit d’un groupe international.

 

 

Oui mais lequel ? Et pourquoi ?

 

 

 

 

La couverture du second tome ressemble beaucoup à celle du premier tout comme son contenu.  On y retrouve tous les personnages du premier, plus deux nouveaux « méchants » qui vont leur en faire voir de toutes les couleurs, ce qui sera l’occasion de nouvelles scènes d’action d’ailleurs parfois assez violentes visuellement. Les combats sont bien rythmés et si vous aimez le gore, vous ne serez pas déçu !   

 

 

Sinon, le scénario est intéressant, derrière le chantage infligé à M. Morita se cache un groupe international dont le chef Edge Turus est l’ambassadeur de la république de Galboa et est donc protégé par l’immunité diplomatique. La grande question est donc de savoir comment vont-ils tous s’y prendre pour mettre fin à  ses activités terroristes ?  C’est sans doute ce qui sera développé dans le tome suivant. En attendant, on reste sous le choc de la révélation incroyable et inattendue faite par Haruka !

 

 

BD : la conquête de Mars T1

Et si l’Histoire n’est pas celle que l’on veut nous faire croire. Et si les Américains n’étaient pas les premiers à avoir marcher sur la lune, et si Adolphe Hitler avait réellement eu son arme secrète mais qu’il ne s’agit pas de ce que l’on peut croire…

Le tome 1 de la conquête de Mars s’ouvre sur le récit de trois hommes.

Celui de Werner Von Braun qui fut l’inventeur des V2 mais aussi de l’arme secrète V3, la fusée qui allait transporter 1000 nazis sur Mars, Michael Collins celui qui dut rester en orbite autour de la lune pendant que ses deux compagnons de voyage, Edwin Aldrin et Neil Armstrong, se posèrent sur le satellite blanc. Seulement ils ne devaient pas s’attendre au spectacle qui s’offrit à leurs yeux : le drapeau nazi flottant sur le sol lunaire. Et pour finir le dernier commentateur est Albert Speer, le plus grand architecte de la terre à son époque. Il devait lui aussi partir avec les autres sur Mars mais il a fini par être pendu à Nuremberg.

 

Complètement ironique, follement créateur et inventif dans un scénario qui peut paraitre farfelu mais fichtrement bien construit, Grégory von Jarry et Otto T. réussissent à nous faire sourire sur une période qui n’avait pourtant rien de comique. Loin de la thèse du grand complot et proche de l’incroyance populaire et légendaire de la possibilité que les hommes ont pu un jour marché sur la Lune, le sujet brulant qui aurait pu rapidement créer un débat négatif est balayé, le petit moustachu est bien mort et peu importe comment.

Une lecture idéale pour ceux qui aiment l’Histoire avec un grand H et la petite…non reconnue.

 

Nui ! T3

Shinri repousse Kaya en lui reprochant de l’avoir ramener à la vie …. Kaya ne comprend pas ce qui se passe et Shinri s’en veut de lui avoir dit ça car il cache un lourd secret.

 

Purple de plus en plus tourmenté, décide de disparaître de la vie de Kaya afin qu’elle soit enfin heureuse mais rattrappé par cette dernière, elle lui explique que ce n’est pas la solution.

 

Bianca, la peluche de Shinri en veut de plus en plus à Purple et passe son temps l’affronter dans de terribles combats aidée par une autre peluche appelée Nuage noir .

 

Encore une fois, Kaya se demande bien pourquoi. Jusqu’au jour où Shinri finit par lui  expliquer qu’il est l’ancien propriétaire de Purple anciennement Murasakimaru et qu’il l’avait abandonné parce qu’il avait jeté est à l’origine de la mort de sa mère. Purple qui ne se souvient de rien, retrouve peu à peu la mémoire et donne sa version des faits.  Et Shinri comprend qu’il en veut plus à lui-même qu’à Purple. Ce qui permet à tous de vivre enfin ensemble et en parfaite harmonie.

 

 

Avec cette petite série de 3 tomes, on retrouve son âme d’enfant et on se prend à rêver et à envier cette jeune fille au pouvoir si particulier, celui de donner vie à ses peluches. Les couvertures colorées  attirent l’œil et donnent envie de lire l’intégralité de la série. Les personnages sont tendres, mignons et attachants. Certaines situations sont assez amusantes surtout quand les peluches se transforment en être humains et que les copines de Kaya tombent amoureuses d’eux …. Le dessin s’adapte au thème, l’enfance, avec beaucoup de rondeur. Le tout est assez travaillé.

 

Pour passer un agréable moment, sans se prendre la tête !

 

Et pour tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant.

 

 

L’ultime chimère T 1

Un jour en l’ an 2129  a lieu  l’inauguration officielle de la plate-forme spatiale Hadden, premier siège social de l’humanité à se situer en orbite géostationnaire à quelques  36 000 kms de la Terre.  Imaginée par Arthur Witzler, elle fait 200 mètres de haut, a une forme pyramidale et  1000 personnes y vivent et y travaillent. Le même jour, Arthur Witzler annonce la fermeture de sa fondation chargée  de traquer partout sur Terre les phénomènes inexpliqués…

N’empêche que pendant ce temps, l’archéologue, historien et anthropologue Murphy qui travaille pour cette fondation et qui vient de faire une découverte qui devrait remettre en cause toute la préhistoire, est rappelé d’urgence pour s’occuper d’une affaire encore plus importante.

En effet, Arthur Witzler a fait enlever à l’asile Bjôrn Wirdheim en Scandinavia (ex-suède), le docteur Léna Ekström diplômée en sciences du comportement et Morgan Shepherd, le patient qui suscite toute sa curiosité depuis qu’elle est arrivée dans cet asile où il est enfermé depuis selon toute vraisemblance 162 ans bien qu’il n’en paraisse que 40. Pour Arthur Witzler, cet homme est un défi lancé à l’humanité.

En attendant l’arrivée de Murphy, des premiers tests ont permis de décrypter ses rêves : des images de flèche sanglante, de vautour et d’arc …     

 

La grande intelligence de cette histoire est de nous présenter des situations très différentes les unes des autres mais qui finalement ont un point commun, un homme Arthur Witzler !  Jusqu’à la fin de ce tome, on se demande où veut en venir le scénariste. Toutefois, tout n’est pas dévoilé puisqu’il reste un grand mystère : le patient 1167. Qui est-il ? A-t-il vraiment presque 200 ans ? Comment cela est-il possible ? Selon toute logique, les réponses à ces questions devraient nous être données dans le tome suivant.

En tout cas, tous les ingrédients sont là pour capter notre attention, en plus du scénario, les personnages principaux sont attachants surtout l’archéologue et la jeune femme médecin qui malgré le monde futuriste et apparemment aseptisé dans lequel ils vivent sont restés très « humains ». Sans oublier la partie graphique, aux traits fins et précis et aux couleurs bien choisies ainsi que  la mise en page particulièrement efficace. On se croirait presque au cinéma tant le visuel est réussi.

Ce premier tome est une bonne introduction, on attend la suite avec impatience !